Tecmas-BMW et Kenny Foray en appel

Pas le temps de gamberger, et c’est sans doute mieux ainsi. Après leurs déboires respectifs aux 24 Heures du Mans, l’écurie berruyère Tecmas-BMW et Kenny Foray, tenants du titre FSBK, seront en lice dès ce week-end à Nogaro en championnat de France de vitesse.

Après une entrée en matière très correcte  lors du premier meeting au Mans le 1er avril dernier (deux deuxièmes places derrière Jérémy Guarnoni), l’équipe de Michel Augizeau va tout mettre en œuvre pour renouer avec la victoire dans le Gers. «  BMW France a défini ses priorités : conserver le titre en Superbike » explique Michel Augizeau. Sous-entendu, l’échec aux 24 Heures du Mans (abandon sur casse moteur après 15 heures de course alors que la n°9 était solidement ancrée à la 3e place) fait partie des aléas du sport pour le constructeur allemand qui s’est dit désolé. En revanche, en FSBK,  BMW France est le partenaire officiel de Tecmas et là, un échec  serait mal ressenti…

« Nous avons reçu un moteur flambant neuf pour Nogaro. Avec quelques petites modifications à la marge, on devrait être au niveau de Guarnoni qui avait été ultra dominateur lors de la première course » espère le boss.

Kenny Foray, tout aussi malheureux aux 24 Heures du Mans (abandon à 23 heures avec la BMW officielle du NRT) n’est pas mécontent de retrouver le Superbike. Très professionnel, Kenny n’est pas du genre à avoir des états d’âme. Une victoire dans le Gers, comme l’année dernière, serait la meilleure façon de se refaire un moral au top pour la suite de la saison en Superbike comme en Mondial d’Endurance. Ce titre, « le plus beau de tous en France», l’ex-champion du monde d’Endurance en 2014 ne le lâchera pas sans combattre jusqu’au bout ; c’est une certitude. Même s’il est bien conscient qu’avec les Guarnoni, Perret, Maurin, Nigon et autres Lussiana, la concurrence n’a sans doute jamais été aussi forte.

De son  côté, le deuxième pilote Tecmas, Maxime Bonnot, essaiera de confirmer son bon début de saison en montant à nouveau sur le podium du classement des Challengers, comme au Mans. 

Christian Ragot - Correspondance spéciale

Stephane Valembois - Photos