Kenny Foray impatient d’en découdre

Malheureux au Mans, l’écurie Tecmas-BMW et son pilote leader, Kenny Foray, ont hâte d’en découdre, ce week-end à Nogaro. Et si la météo est plus clémente que dans la Sarthe…

 

« Ce qu’il y a de bien dans notre sport, c’est qu’il faut tout de suite se remettre en question pour passer à autre chose… ».

 

Kenny Foray, le pilote Tecmas en Superbike, a déjà oublié ses déboires des 24 Heures du Mans avec le team officiel BMW Penz13. Pole position, début de course plus qu’intéressant, c’était pourtant plutôt bien parti. Sauf qu’après sept heures de course, un souci de train arrière ruina les espoirs du trio Gines-Foray-Pesek, alors troisième au scratch. « Mais c’est quand même moins frustrant que si on avait dû abandonner dans la dernière heure de course… On a vu que la moto et les Pirelli étaient performants et ça, c’est plutôt rassurant pour la suite de l’EWC. En fait, la vraie frustration, c’est le week-end d’ouverture du championnat de France Superbike au Mans… »

 

Il est vrai qu’au Bugatti, l’équipe Tecmas-BMW n’avait pas été vernie. Dans la course 1, alors qu’il venait de s’emparer de la première aux dépens de Grégory Leblanc, Kenny Foray eut la malchance de crever. « Et ça c’est vraiment frustrant car nous étions partis pour terminer au minimum sur le podium. Lors de la course 2, une plaque humide sur la grille m’a fait rater mon départ. J’ai pu remonter de la huitième à la deuxième place mais après, j’ai surtout pensé à  assurer. Il était essentiel, pour moi, pour le team, de marquer des points au championnat…» analyse Kenny, par ailleurs satisfait de sa BMW et de l’exploitation des  Pirelli. « La moto est performante. Et pourtant, comme trop souvent au Mans, les conditions météo n’étaient pas faites pour nous avantager. Pour l’équipe, ce n’est pas vraiment une nouvelle moto mais à chaque fois, on découvre quelque chose qui permet de nous améliorer. Maintenant, il ne faut pas se précipiter. Il faut juste être perfectionniste ; être précis sur tout ce que l’on fait, tant dans le stand que sur la piste et on finira bien par gagner… » poursuit le pilote Tecmas-BMW.

La frustration du Mans est effacée

Michel Augizeau, lui, est plutôt confiant avant ce deuxième meeting de la saison à Nogaro où Tecmas a souvent bien réussi par le passé, que ce soit avec Mathieu Gines puis Valentin Debise. « On a vu au Mans qu’on était dans le coup. Kenny a tourné le week-end dernier à Nogaro pour valider quelques petites choses. La double déception du Mans (Superbike et 24 Heures où Tecmas-BMW a dû se contenter de la 18e place scratch, Ndlr) est effacée et on a vraiment hâte d’en découdre… ».

Ce que tout le monde souhaite, c’est une météo clémente. Un peu de chaleur et une piste sèche conviendraient mieux aux Pirelli. « On ne peut pas dire que lors de la première course au Mans, j’ai grillé un joker car c’était uniquement de la malchance. Mais si on ne veut pas être distancés au championnat, il est très important de marquer de très gros points dès ce week-end à Nogaro. Terminer à chaque fois sur le podium, voire mieux » martèle Kenny Foray, plus que jamais déterminé.

Maxime Bonnot sera également présent dans le Gers. En progrès constants, Maxime poursuivra son apprentissage du Superbike au guidon d’une BMW (non officielle celle-là) qu’il découdre, avec pour mission première d’éviter de sortir de la piste. Si c’est le cas, il pourrait se rapprocher du Top 20. Michel Amalric, enfin, ambitionnera une place sur le podium en European Bike.

Christian Ragot