Tecmas part en reconquête !

Pilotes, ingénieurs, mécanos, teams managers piaffaient d’impatience après une année 2020 pour le moins difficile à vivre en raison d’un calendrier bouleversé ! 

Un calendrier bouleversé (10 courses seulement ont été disputées sur les 14 initialement prévues au programme du championnat de France de Superbike ) et surtout de la  Covid qui a frappé un peu partout ; le team Tecmas n’ayant pas été épargné. Mais, maintenant, on y est ! Plein gaz ce week-end sur le circuit Bugatti du Mans pour le coup d’envoi du FSBK. 

Cette année, si la situation sanitaire le permet, on devrait revenir à un championnat à sept meetings sur sept circuits différents (sans Albi mais avec Alès) et quatorze courses. Des circuits lents, d’autres rapides, plus ou moins techniques qui sacreront le meilleur trinôme « pilote-moto-pneumatiques ». En cela, l’écurie berruyère Tecmas-BMW, avec trois motos confiées à Kenny Foray, Alan Techer et Maxime Bonnot, se présente comme l’écurie à battre.

Un niveau très relevé 

Michel Augizeau se montre d’une grande prudence au moment de définir les objectif : « C’est clair, BMW et Michelin nous ont missionnés pour aller chercher le titre. Mais il faut  faire preuve d’humilité car sept à huit pilotes peuvent prétendre décrocher le Graal, dont Kenny Foray, avec la nouvelle M1000 RR et Alan Techer sur la S1000 RR. Maintenant, on n’a pas encore eu la possibilité de nous étalonner par rapport à la concurrence puisque lors des séances d’essais la semaine dernière au Mans, il n’y avait pas de transpondeurs, donc pas de feuilles de temps… Néanmoins, cela s’est plutôt bien passé et il y a toutes les raisons d’être optimiste pour ce week-end où l’on pourra vraiment se rendre compte des forces en présence ».

Par une météo plutôt fraîche et sur une piste froide où il était difficile d’exploiter au mieux les pneumatiques, les pilotes Tecmas ont signé des chronos prometteurs. « Des chronos très proches, ce qui n’est pas surprenant. La nouvelle BMW M1000 RR de Kenny, dotée d’une suspension arrière différente, est plus puissante que la S1000 RR; on sent que son potentiel est énorme mais elle a encore besoin de développement. Avec la même S1000 RR que l’année dernière, chaussée des mêmes pneus Michelin, Alan, avec l’expérience acquise en 2020 et complètement rassuré après sa victoire lors de la dernière course à Nogaro, peut être tout de suite dans le coup. » Ce qui, on l’imagine, n’est pas pour déplaire à Michel Augizeau, ni pour ravir la concurrence. Car comme en 2019 avec le duo Gines-Foray, Tecmas se présente avec deux pilotes capables de prendre des gros points et même de gagner partout. Deux pilotes qui n’auront aucune consigne de course particulière, sinon « celle de rester sur la piste et de se montrer intelligents pour ne pas aller à l’encontre des intérêts de nos partenaires » dixit le boss, ravi aussi d’enregistrer le retour du Nivernais Maxime Bonnot au sein du team après un break d’un an. « Pour Maxime, le challenge est de revenir rapidement au niveau qui était le sien en 2019, quand il remporta le titre des challengers. Et d’être régulier dans le Top 10. C’est tout à fait dans ses cordes ; j’ai confiance en lui… » conclut Michel Augizeau qui aimerait bien commencer le championnat 2021 comme il a fini celui de 2020, par une victoire. De Techer ou (et ?) de Foray, peu importe. Chiche !

Christian Ragot

Avec les pilotes 

Alan Techer : « La trêve a été très courte. J’ai monté une structure pour jeunes pilotes à Louviers qui m’a beaucoup occupé. Ma vie personnelle a aussi changé… Maintenant, j’ai hâte que la compétition reprenne. Les essais se sont plutôt bien passés même si on a une organisation différente dans le stand, avec nouvel ingénieur, Laurent Pradon (qui est aussi celui de Maxime Bonnot), avec qui j’ai commencé à travailler en 2008, et un nouveau mécano qui découvre la BMW. Mais j’ai confiance. Je connais bien la S1000 RR, les pneus, son comportement et c’est un avantage par rapport à la saison dernière où il y avait tout à découvrir. J’espère continuer sur ma lancée du dernier week-end à Nogaro…L’objectif, c’est bien sûr d’être devant mes coéquipiers ; c’est la règle dans tous les teams. Ensuite, je veux gagner des courses et pourquoi pas le titre si je réussis à être constant ? »

Kenny Foray : «  On n’a pas assez roulé en essais pour faire tout ce qu’on aurait voulu. On aurait aimé essayer davantage de réglages, tout revalider pour être encore mieux préparé. Néanmoins, je suis confiant car je sais que la nouvelle M1000 RR est une très bonne moto, très performante. Tout est mieux que sur la S1000, le moteur, le châssis..  L’objectif, c’est bien sûr d’aller chercher le titre. Et pour cela, il faudra gagner dès ce week-end au Mans ; montrer qu’on peut être performant d’entrée pour mieux impacter la concurrence psychologiquement. Maintenant, il y a les aléas de course. J’ai pu constater lors des essais au Mans que lorsque la piste est froide, ce n’est pas facile de trouver les bons réglages. Néanmoins, avec mon ingénieur, Romain (La Monica), on a noté plein de choses positives. Je sais que la concurrence sera rude avec Mathieu (Gines), Debise, Maurin, Berchet et Alan (Techer) mais on va tout mettre en œuvre avec le team pour atteindre les objectifs ».

Maxime Bonnot : « Je n’ai fait qu’une course en 2020, à Nogaro, et très peu roulé cet hiver d’autant que les essais prévus en Espagne ont été annulés en raison du Covid. Physiquement, je me sens prêt ; mentalement aussi mais je manque d’entraînement et de rythme. Il faut que je retrouve mes meilleures sensations sur la moto. En fait, ce premier week-end de course va être pour moi comme une longue séance de réapprentissage. Je pense qu’il me faudra un ou deux meetings pour être au top, au niveau de 2019 qui m’avait permis de remporter le titre en Superbike Challengers. Mon objectif, c’est d’être régulier dans le Top 10 sachant que ça va être difficile. Il y a un niveau de dingue chez les anciens et les jeunes progressent rapidement ; ça va batailler ferme. Tant mieux !» 

Bon à savoir :

LE CALENDRIER. 27-28 mars, Le Mans (72 Sarthe) . 24-25 avril, Nogaro (32 Gers). 29-30 mai, Lédenon (30 Gard). 12-13 juin, Pau Arnos (64 Pyrénées Atlantique). 3-4 juillet, Magny-Cours (58). 21-22 août, Carole (93, Seine Saint-Denis). 11-12 septembre, Alès (30 Gard).

LES HORAIRES. Superbike. Le vendredi : essais libres de 11 h 25 à 11 h 55 puis de 17 h 05 à 17 h 45. Le samedi : essais libres de 11 h 20 à 12 h. Essais chronos (grille de départ) de 15 h 40 à 16 h 05. Le dimanche : warm up de 8h15 à 8h25. Première course  11h45. Deuxième course à 18 heures. 

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