Un Top 10 serait une vraie performance

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Très affairé mais surtout heureux d’être là ! Les deux victoires de Kenny Foray et Alan Techer lors de la dernière manche du FSBK à Alès à peine savourées, Michel Augizeau s’est rapidement mis en mode Endurance. « Se retrouver ici au Paul-Ricard pour le 84e Bol d’Or est à la fois un grand bonheur et un immense soulagement. Du fait du Covid, de l’annulation du Bol en 2020 et de l’absence de public aux 24 Heures du Mans ces deux dernières années, notre dernière participation à une course mondiale d’endurance remonte en effet à novembre 2019 en Malaisie. Une éternité ! Une structure comme Tecmas a besoin de participer à ce genre de course mythique. Pour l’image mais aussi pour des raisons économiques car c’est  la plus belle des vitrines pour montrer notre savoir-faire… Là, avec le retour du public (sans jauge mais avec pass sanitaire, Ndlr), ça va être la grande fête de la moto tant attendue par tous les teams et tous les fans… »

« Passer sous le drapeau à damier ! »

Même si, lors de sa dernière sortie en Endurance sur le circuit de Sepang, l’écurie berruyère, dans des conditions dantesques, avait été un instant en tête de la course, les ambitions de son team-manageur sont aujourd’hui plus modestes : « Le premier objectif, comme à chaque fois, c’est de passer sous le drapeau à damier. Dans une course aussi difficile et décisive pour l’attribution du titre mondial, les « usines » vont imprimer un train d’enfer. Il pourrait y avoir un peu de casse. Selon les aléas de course et la météo, un top 10 pourrait être envisageable. Ce qui, pour un team privé comme le nôtre, même si on bénéficie du soutien indirect de BMW et de Michelin, serait déjà une vraie performance. Il faudra, pour cela, adopter la bonne stratégie ».

Une nouvelle moto…

Pas question, en effet, d’espérer titiller à la régulière les écuries officielles aux moyens autrement dimensionnés. Chez Tecmas, on préfère jouer la carte de l’humilité, ce qui n’exclut pas toute ambition. « On va utiliser la nouvelle S1000 RR,  la même, à quelques détails de réglages près, que celle d’Alan Techer en FSBK, mais en version endurance. Par rapport à la moto que l’on avait en Malaisie, tout est nouveau, notamment le moteur. Cette n°9, on la connaît bien. Elle est fiable et performante. Pareil pour les gommes Michelin. S’ils réussissent à rester sur la piste, on devrait aller au bout » juge le boss qui a toute confiance en ses pilotes : « Camille Hédelin, c’est le métronome de l’équipe. Camille, c’est l’expérience avec douze participations au Bol ‘Or dont six avec Tecmas, la fiabilité, la résistance, quelles que soient les conditions de course. Un atout majeur dans une équipe. Il a aussi l’avantage de très bien connaître le team et la BMW. Tout comme Maxime Bonnot qui devrait finalement tenir sa place pour son quatrième Bol d’Or. Des trois pilotes, Maxime est sans doute intrinsèquement le plus rapide. Il a déjà une petite expérience en Endurance. Après, il lui faudra gérer l’événement et ses émotions. Et gagner en régularité. J’ai confiance en lui… » abonde Michel Augizeau qui sait aussi pouvoir compter sur Léo Meunier, en tant que pilote de réserve, au cas où Maxime Bonnot, champion de France 2019 de la catégorie Challenger en FSBK, faut-il le rappeler, se ressentirait trop de sa récente fracture au pouce gauche.

… et l’expérience de Dylan Buisson

Pour ce qui est du troisième pilote apte à remplacer David Perret, pas totalement remis de sa fracture d’une clavicule, Johan Nigon était pressenti. Mais c’est finalement sur Dylan Buisson que Michel Augizeau a porté son choix : « Tout était OK ! Johan voulait courir avec nous mais il a été retenu in-extremis par son ex-manageur et il s’alignera finalement au Bol d’Or sur la n°18.  Mais Dylan Buisson n’est pas un choix par défaut. Il  en sera à sa 25e course de 24 heures. Il a  été vice-champion du monde de Superstock en 2017. Son expérience acquise au sein d’équipes aussi bien structurées que le Junior Team Le Mans,  Viltaïs Expérience ou le Tati team,  sera un atout pour notre team Tecmas-BMW-Mersen-GMC. Il n’a pas une grande connaissance de la S1000 RR mais lors des essais de mardi, il a montré de réelles capacités d’adaptation. Au fur et à mesure des séances d’essais, on pourra juger de sa progression dans la compréhension de la moto. Finalement, notre équipe de pilotes est plutôt homogène. En Endurance, c’est primordial » juge Michel Augizeau qui sait aussi pouvoir compter sur ses deux ingénieurs, Morgan Rebeix et Grégory Delafont ainsi que sur son chef mécano Ugo Monegatti pour offrir la moto la plus performante et la plus fiable possible à ses pilotes. « Au total, une quarantaine de personnes sont mobilisées pour ce Bol d’Or. Toutes sont déterminées à vivre le grand plaisir d’être à l’arrivée. Moi aussi… ». Y’a plus qu’à…

Christian ragot

Correspondance spéciale Christian Ragot