24 Heures du Mans : objectif Top 15 pour Tecmas-BMW

L’écurie berruyère Tecmas renoue ce week-end avec les 24 Heures du Mans en tant que Team B officiel BMW-Motorrad. L’objectif ? Le Top 15 !

Les hasards du calendrier. Entre le premier meeting du championnat de France de Superbike, les journées tests de la semaine dernière et les 24 Heures du Mans ce prochain week-end, les écuries engagées sur les deux fronts, Superbike et mondial d’endurance, ont campé sur place. Le truck blanc aux couleurs de Tecmas-BMW Motorrad est resté sur le paddock du circuit Bugatti avec l’essentiel du matériel. « Nous sommes quand même revenus à Bourges car après les essais, il y avait beaucoup de travail… Malheureusement... » soupire Michel Augizeau.

En difficulté sous la pluie et le froid

Des essais où l’équipe Tecmas, mais pas seulement, a été en grande difficulté. « Durant les deux jours, il a fallu tourner sous la pluie et par des températures très basses, entre 6 et 8 degrés. Et en dessous de 12 degrés, il est très difficile pour ne pas dire impossible de faire monter les pneumatiques en température. On est restés très loin de nos chronos de références tout en prenant des risques et en multipliant les réglages. Du coup, il y a eu beaucoup de chutes, heureusement sans trop de gravité pour les pilotes, entraînant quelques dégâts matériels… ».

 

Des trois pilotes Tecmas présents, Dominique Platet, Nicolas Sénéchal et Camille Hedelin (Clive Rambure était resté à Nice pour passer des examens pour rentrer dans la police monégasque), seul le dernier cité, l’expérimenté pilote d’essai BMW, n’est pas tombé. Il faut dire aussi qu’il n’a pas voulu prendre de risques inconsidérés. « J’étais à l’équerre partout ; ça ne servait à rien d’insister. Sinon à perdre confiance… » expliqua t’il à son ingénieur, Romain La Monica. « Forcément, ça met un coup au moral de toute l’équipe et les pilotes sont inquiets. On a pourtant tout essayé au niveau des réglages mais rien n’y a fait. Pirelli était très embêté et continue à chercher des solutions pour la course. La météo étant contradictoire pour le week-end prochain, on ne sait finalement pas trop où on va… » peste Michel Augizeau. « Pirelli fait le maximum et je ne lui jette pas la pierre. On ne peut pas exiger d’un pneu de course qu’il soit au top partout et dans toutes les conditions ; sur le sec ou sur le mouillée, sur une piste glaciale ou surchauffée. Ce qui est plus critiquable, c’est d’organiser cette superbe épreuve si tôt dans la saison, dans une région où la météo est très capricieuse. Je me souviens qu’il y a deux ans, il avait fallu annuler les courses de Superbike, fin mars… pour cause de neige ! ».

On scrute la météo

Romain La Monica se veut néanmoins plus optimiste. « On sait au moins que les Pirelli sont très performants sur le sec. On l’a vu lors du week-end d’ouverture du championnat FSBK sur cette même piste où Kenny Foray a toujours été devant (3e aux essais, abandon en course 1 sur crevaison alors qu’il était en tête et deuxième de la course 2, Ndlr). Engagé sur la BMW officielle du Team Penz 13 avec Gines et Pesek, Foray devait rouler sur la BMW n°88 de Tecmas mais il a préféré, à raison, ne pas rouler dans ces conditions… Trop de risques. L’écurie officielle Penz13-BMW  n’a d’ailleurs pas participé à ces deux journées de tests.»

Des tests qui ont néanmoins apportés quelques enseignements. Sous la pluie et par temps froid, les Michelin semblent avoir un avantage sur la concurrence, Pirelli et Dunlop. « Mais sur le sec, je pense que les Pirelli seront les meilleurs ; à nous de bien les faire fonctionner avec la moto » estime Romain La Monica qui, tout comme Michel Augizeau, espère que le thermomètre de descendra pas en dessous des 12° et que le ciel n’ouvrira pas ses vannes en grand.

« L’objectif, c’est de faire au moins aussi bien que lors du dernier Bol d’Or au Paul-Ricard : terminer dans le Top 15, pour justifier notre statut d’officiel BMW en tant que Team B » dixit le boss. Dans le Var, il faisait beau et chaud. Qu’en sera-t-il dans la Sarthe ?

Christian Ragot